Carcassonne

 

Entrée du château

En ce vendredi 2 juillet nous sommes un peu poqués mais prêts à poursuivre l’aventure. Comme le dit si bien Loco Locass en ces circonstances, le mal de tête nous cogne dans les neurones comme un boulet dans les murs de Carcassonne! Pas tant que ça mais la soirée de hier a laissé des traces… Qu’à cela ne tienne, nous chevaucherons tout de même vers la cité médiévale. C’est Cécile qui nous y conduit dans une auto que ses parents nous ont laissée à Toulouse alors qu’ils revenaient de vacances d’Espagne. Avant de les retrouver en campagne on se dirige vers le château qui s’élève sur une colline et les environs vallonneux. L’endroit est pas mal touristique mais quand même très cool. Pendant environ 1h30??? on visite le château, magnifiquement restauré et qui a plusieurs attraits à offrir.

Aperçu de l'intérieur

À l’intérieur on se sent comme dans un petit bourg médiéval, où on retrouve une belle grosse église, une petite place publique, diverses boutiques et restaurants et même des logements! Ça doit être assez frais de dire, t’habites ou l’gros? Ah, moi, dans le château de Carcassonne (regard faussement détaché et main gauche sur la hanche)… Le tout dans un décor presque original et, je me répète, superbement restauré, un des mieux préservés en France si je me souviens bien. En arrivant on a faim, alors on se trouve un petit resto tout en se promenant. Quelques-uns dont moi essayons le cassoulet, une spécialité de la région. On se rend vite compte qu’on a pas affaire à une cuisine de qualité; notre cassoulet ressemble et goûte plus à une soupe au gras avec des binnes pis 3-4 bouttes de saucisse et de poulet qu’au plat typique en question. Cassoulet décevant donc mais la visite en aura valu en

Une section des fortifications

masse la peine. La partie que j’ai trouvée la plus belle et intéressante est d’ailleurs la visite du donjon et surtout des remparts. À l’intérieur du donjon sont présentés divers objets liés à l’histoire du château, comme une maquette de celui-ci, des objets d’art, etc. On peut aussi y voir un petit film dans lequel on explique l’histoire de l’endroit et de ses environs en plus de présenter les travaux de restauration qui y ont été effectués. Bien intéressant. Mais le best part is the promenade on the fortifications. Eh oui on peut marcher le long des remparts qui entourent le château d’ou on a une superbe vue. D’abord sur l’enceinte elle-même, notre position surélevée nous permettant de mieux apprécier les bâtiments et l’organisation architecturale de l’ensemble. Mais aussi et surtout sur la région alentour. On peut voir l’agglomération actuelle de Carcassonne, de la petite ville médiévale aux toits orangés jusqu’aux collines à l’horizon et le paysage est superbe. Juste pour ça, ça vaut la peine d’y aller.

 

Vue des environs depuis les remparts

Bref une bien belle journée de lendemain de veille. Après notre visite, cap sur la Creuse en fin de journée pour rejoindre le nirvana de l’estomac.

Publicités
Publié dans Europe 2010 | Laisser un commentaire

Toulouse

L'Eurotrip commence!

On est arrivés mardi le 29 juin à Toulouse. Le vol s’est bien passé même si on a décollé une heure plus tard que prévu. On reste chez Anne, la soeur de Cécile qui nous reçoit très bien dans son petit appartement. Partis le 28 juin vers 23h, on arrive officiellement le 29 (+ 6 heures). Bon, même pas encore arrivé pis on se fait déjà fourrer par les Français! Mais non je blague. En arrivant le décalage nous décale pas mal, on est fatigués. Et la chaleur étouffante contribue à nous assommer un peu plus. Y fait très chaud et humide icitte, c’est pas des jokes juste de marcher un peu pis j’étais couvert de sueur, on pouvait suivre ma trace dans la rue juste en regardant à terre tellement je dégoulinais. Ya fait aussi chaud que 38 degrés, et sans compter le facteur humidité juteuse… Bienvenue dans le sud de la France en été!

Les 2 soeurs chez Nanou

Après avoir rencontré Anne et s’être installés dans son petit appartement elle nous amène pour une balade qu’on commence à la basilique Saint-Sernin, qui date du 11-12e siècle. J’étais pas au courant au moment de la visiter mais voici quelques faits intéressants: Saint-Sernin a été construite pour abriter les reliques de Saint-Saturnin et est la plus grande église romane conservée en Europe. Elle a aussi été un grand centre de pèlerinage de l’Occident médiéval, autant sur la route de Compostelle que pour les reliques du gars. Pas pire pour commencer à se culturer hein? À l’intérieur l’éclairage est sobre et la fraîcheur contraste avec la fournaise extérieure. Une belle basilique avec un style architectural nouveau pour moi (faut dire que jconnais rien là-dedans). Bref, on est loin de St-Clet. C’est ici que j’ai rencontré mon ami Saint-Jude (voir la photo plus haut). Après ça on a continué de se promener alentour comme sur la place du Capitole où on se pitche le aki dans la foule et la chaleur. Sauf que vu notre état et la température on passe proche de s’endormir à notre retour dans le parc devant la basilique. Désolé Nanou, on tient pu dboutte! On rentre donc faire la sieste. Ben quoi, on est en France, aussi bien s’adapter à la paresse ambiante. Pis tsé c’est dur voyager, faut y aller doucement au début… Plus tard ce soir-là on ressort revigorés et prêts à faire connaissance avec les amis de notre hôtesse. Bière et babyfoot avec des Français, une soirée sympa quoi.

La basilique Saint-Sernin

Le lendemain les amigos décident d’aller à la Cité de l’Espace, une des attractions de la ville. De mon côté je décide de poursuivre l’exploration de la vieille ville pour économiser des sous (eh oui je fais déjà mon gratteux en arrivant). Faut dire qu’y me reste 134 jours de voyage et que les bourses du gouvernement n’ont pas été dépensées de façon entièrement raisonnable… Entéka je fais ça surtout pour faire une de mes activités préférées en voyage: marcher et prendre des photos. C’est simple et tellement le fun. En effet j’aime ben ça et depuis le temps que j’attendais ce voyage, j’avais soif de découvrir les belles villes des Europes. J’ai trouvé la vieille Toulouse belle avec ses petites rues et ruelles, ses vieux bâtiments, la Garonne qui la traverse et ses briques de terre cuite orangées et rosées qui donnent son surnom à la Ville rose. J’ai aussi marché dans le beau Jardin des plantes rempli de fleurs, d’eau et de petits animaux toutes cuuuuutes. Mon préféré c’était le paon qui se promenait relaxe dans le parc. Y m’a dit: tasse-toé le gros, jme fais griller. Quand le soleil fait dodo Anne nous emmène de l’autre côté de la rivière rencontrer des amis dans la Prairie des Filtres. C’est quelque chose que j’aimerais faire plus souvent: boire, jaser, bouffer dans un parc, jouer au ballon relaxe. Bien belle soirée, le vin est bon et pas cher et les pâtés qu’on goûte sont délicieux. Des petits amis poilus viennent ajouter une dose surréaliste à la soirée… des rats. Pas des rats d’égoût, non non yark! Mais des petits rats domestiques gris, blancs, bruns, noirs qui sortent des buissons et qui se promènent et sautillent autour de nous. Au début j’étais troublé (jpensais que c’était des rats dégueus) mais finalement j’ai trouvé ça drôle. Jusqu’à temps qu’un d’entre eux me morde et me fasse passer la nuit aux urgences… Ben non stune joke. 

Amis et vin dans la Prairie des Filtres

Jeudi le 1er juillet, fête du Canada, je m’en calisse comme d’habitude. On est toujours très relaxes, on se lève tard et on fait une dernière promenade dans la ville tous ensemble. Je m’achète des souliers italiens cheap pour sortir à soir, j’ai oublié d’amener autre chose que mes espadrilles. And so the night comes: dernière soirée à Toulouse, on est ben beaux, on a ben soif et on sort avec les amis d’Anne. On est accueillis avec du champagne, oh yes!, jme souviens pu pourquoi. La soirée est ben nice, on danse et on boit en masse mucho plaisir amigo. Jme souviens pas exactement de tout mais je sais qu’à la fin je perds les autres et que j’essaie de retrouver mon chemin tout seul. Je pleure et je dois affronter un sans-abri qui veut mon $. Je finis par le tuer avec le rebord d’une poubelle rouillée. À part ça j’ai une map dans les poches mais je pense que ça empire les choses. Finalement juste quand je me dis que jva passer la nuit dehors j’entends des voix familières au coin de la rue que je m’empresse de rejoindre.
Demain on s’en va à Carcassonne!
Haut les mains!
P.S.: Tel un enquêteur des Europes, j’ai recueilli quelques observations scientifiques sur Toulouse:
– fait chaud icitte
– le vin coûte presque toujours moins cher que la gomme- là-bas le rugby c’est plus populaire que le foot
– les noms de rues sont bilingues en français et en dialecte occitan
– les gens du coin yont un bel accent
– le pastis ça goûte la réglisse nwère
– si tu dis que tu viens du Québec les gens sont contents pis sont fins jusqu’à temps qu’y te parlent des caribous pis de la police montée
Publié dans Europe 2010 | Laisser un commentaire

Nomme beurre wonne

Hey Jude

Salut à tous ou à toi,

ça dépend si ya plus qu’une personne qui me lit. Ok je fais ça short and sweet, anyway la majorité d’entre vous ou toi sait que chu allé en Europe en 2010 pendant 4 mois et demi ou plus exactement durant 135 jours, soit presque 37% de l’année en question. Je suis parti avec mes amigos Cécile, Alex, Nick et Guillaume pour revenir avec mon frère dans un Eurotrip mémorable durant lequel j’aurai aussi vu deux de mes oncles, mon père, ma mère, ma soeur, des amis de la famille et ben des Australiens. Départ le 28 juin en direction de Toulouse chez Anne, soeur de Cécile et rousse frisée notoire. Retour de Paris le 10 novembre, avec moins d’argent mais plus d’expérience.

Les articles allant jusqu’à Vienne sont des e-mails que j’ai envoyés durant mon voyage. Je les ai modifiés pour ajouter des détails, photos et niaiseries. Le reste n’est pas que plus long et plate mais aussi le fruit de remarques et d’impressions post-eurotripeuses, ce qui rajoute des détails mais enlève de la spontanéité. Donc voilà, j’espère que vous apprécierez le contenu tout autant que le contenant et le conteneur (moi hahaha) parce que sinon je vous parle pu. La création de ce bloye poursuit trois principaux buts:

1- me souvenir le mieux possible et le plus drôlement possible de ce que j’ai vécu,

2- vous infecter du syndrome du voyage le plus violemment possible (c’est comme une ITS mais plus agréable et plus propre) et

3- satisfaire en partie ma légère mégalomanie et mon narcissisme bénin. Je n’exclue d’ailleurs pas de continuer de parler de mes expériences et peut-être même de celles remontant à plus loin. We shall see, comme dirait Gandhi.

C’est Jean Perron qui a toutefois le dernier mot, parce que comme lui, je me dis en pensant à mon voyage que je m’en suis rappelé hier comme si ça me serait arrivé demain.

Bonne lecture,

Charles

Publié dans Europe 2010 | Laisser un commentaire